vendredi 23 novembre 2007
jeudi 22 novembre 2007
Fil conducteur : le clair de lune

Clair de Lune
Paul Verlaine
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.
Paul Verlaine
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.


Fil conducteur : la joie et la tristesse

Chanson de Jean Ferrat, paroles d'Aragon
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
mardi 20 novembre 2007
Fil conducteur : l'intuition


Filature
Monsif Ouadai Saleh
L'homme passe l'homme
Et ne le dépasse pas.
L'homme est toujours l'homme,
Navire et pavillon.
Toujours plus grand que le néant.
Son infime grandeur,
Point vélique du rien,
Fascine le tout
Qui l'asperge d'intuition,
Onction céleste de l'océan,
Qui emporte le navire et le pavillon.
L'homme passe l'homme
Dans le tout fasciné
L'homme passe l'homme
Dans le néant fasciné
Passage envoûtant les énigmes
Cryptiques qui voilent les substances
D'incarnations chatoyantes appelées
Questions … ligatures transitives
De l'intuition et de la fascination…
L'homme passe l'homme
Tissant la filature
Etirant la ligature.
Le tout fasciné par la ligature
Le néant fasciné par la filature.
Le tout par la réponse.
Le Néant par la question.
L'intuition par l'homme.
L'homme passe l'homme,
Intuition de soi
Et non divorce.
Fascination et promesse
Toujours absolues,
Et toujours amorce.
L'homme passe l'homme,
Passage d'un amour passionné,
Passage d'une révolte fascinée
Où l'homme est intuition de l'homme
Devant le Tout et devant le Néant.
Monsif Ouadai Saleh
L'homme passe l'homme
Et ne le dépasse pas.
L'homme est toujours l'homme,
Navire et pavillon.
Toujours plus grand que le néant.
Son infime grandeur,
Point vélique du rien,
Fascine le tout
Qui l'asperge d'intuition,
Onction céleste de l'océan,
Qui emporte le navire et le pavillon.
L'homme passe l'homme
Dans le tout fasciné
L'homme passe l'homme
Dans le néant fasciné
Passage envoûtant les énigmes
Cryptiques qui voilent les substances
D'incarnations chatoyantes appelées
Questions … ligatures transitives
De l'intuition et de la fascination…
L'homme passe l'homme
Tissant la filature
Etirant la ligature.
Le tout fasciné par la ligature
Le néant fasciné par la filature.
Le tout par la réponse.
Le Néant par la question.
L'intuition par l'homme.
L'homme passe l'homme,
Intuition de soi
Et non divorce.
Fascination et promesse
Toujours absolues,
Et toujours amorce.
L'homme passe l'homme,
Passage d'un amour passionné,
Passage d'une révolte fascinée
Où l'homme est intuition de l'homme
Devant le Tout et devant le Néant.
lundi 19 novembre 2007
Fil conducteur : le silence

Le silence
Non signé
M'élever au-dessus de mon humaine condition ;
N'est ce pas là l'ultime frontière ;
La quête archaïque ;
L'impulsion primordiale ;
Le Sens dans sa pure révélation ;
Émancipation, transcendance, élévation...
Mais pourquoi j'en souffre tant ?
Je le désire si ardemment ;
Jeunesse libre d'elle-même ;
Où le rêve est réalité ;
Le physique un cas particulier ;
Pourtant rien ne dure éternellement ;
Impermanence de toute chose ;
Rien ne mérite qu'on s'y cramponne ;
Pas même nos rêves ;
Image d'un autre monde, oublie moi ;
Mais comment vivre alors ?
Arrêtons de prendre pour réel nos rêves ;
Agissons plutôt pour que nos rêves deviennent réalité ;
Et acceptons dans la joie notre existence ;
Je veux taire en moi les bruits du monde ;
Les crépitements de mon être ;
Les circonvolutions tourbillonnantes de l'universel devenir ;
Que le silence m'emporte loin au large... ;
Mais où vais-je ainsi ?
Non signé
M'élever au-dessus de mon humaine condition ;
N'est ce pas là l'ultime frontière ;
La quête archaïque ;
L'impulsion primordiale ;
Le Sens dans sa pure révélation ;
Émancipation, transcendance, élévation...
Mais pourquoi j'en souffre tant ?
Je le désire si ardemment ;
Jeunesse libre d'elle-même ;
Où le rêve est réalité ;
Le physique un cas particulier ;
Pourtant rien ne dure éternellement ;
Impermanence de toute chose ;
Rien ne mérite qu'on s'y cramponne ;
Pas même nos rêves ;
Image d'un autre monde, oublie moi ;
Mais comment vivre alors ?
Arrêtons de prendre pour réel nos rêves ;
Agissons plutôt pour que nos rêves deviennent réalité ;
Et acceptons dans la joie notre existence ;
Je veux taire en moi les bruits du monde ;
Les crépitements de mon être ;
Les circonvolutions tourbillonnantes de l'universel devenir ;
Que le silence m'emporte loin au large... ;
Mais où vais-je ainsi ?
dimanche 18 novembre 2007
Fil conducteur : la croyance

Âme ! être, c'est aimer...
Victor Hugo
Âme ! être, c'est aimer.
Il est.
C'est l'être extrême.
Dieu, c'est le jour sans borne et sans fin qui dit : j'aime.
Lui, l'incommensurable, il n'a point de compas ;
Il ne se venge pas, il ne pardonne pas ;
Son baiser éternel ignore la morsure ;
Et quand on dit : justice, on suppose mesure.
Il n'est point juste ; il est. Qui n'est que juste est peu.
La justice, c'est vous, humanité ; mais Dieu Est la bonté.
Dieu, branche où tout oiseau se pose !
Dieu, c'est la flamme aimante au fond de toute chose.
Oh ! tous sont appelés et tous seront élus.
Père, il songe au méchant pour l'aimer un peu plus.
Vivants, Dieu, pénétrant en vous, chasse le vice.
L'infini qui dans l'homme entre, devient justice,
La justice n'étant que le rapport secret
De ce que l'homme fait à ce que Dieu ferait.
Bonté, c'est la lueur qui dore tous les faîtes ;
Et, pour parler toujours, hommes, comme vous faites,
Vous qui ne pouvez voir que la forme et le lieu,
Justice est le profil de la face de Dieu.
Vous voyez un côté, vous ne voyez pas l'autre.
Le bon, c'est le martyr ; le juste n'est qu'apôtre ;
Et votre infirmité, c'est que votre raison
De l'horizon humain conclut l'autre horizon.
Limités, vous prenez Dieu pour l'autre hémisphère.
Mais lui, l'être absolu, qu'est-ce qu'il pourrait faire
D'un rapport ? L'innombrable est-il fait pour chiffrer ?
Non, tout dans sa bonté calme vient s'engouffrer.
On ne sait où l'on vole, on ne sait où l'on tombe,
On nomme cela mort, néant, ténèbres, tombe,
Et, sage, fou, riant, pleurant, tremblant, moqueur,
On s'abîme éperdu dans cet immense coeur !
Dans cet azur sans fond la clémence étoilée
Elle-même s'efface, étant d'ombre mêlée !
L'être pardonné garde un souvenir secret,
Et n'ose aller trop haut ; le pardon semblerait
Reproche à la prière, et Dieu veut qu'elle approche ;
N'étant jamais tristesse, il n'est jamais reproche,
Enfants. Et maintenant, croyez si vous voulez !
Victor Hugo
Âme ! être, c'est aimer.
Il est.
C'est l'être extrême.
Dieu, c'est le jour sans borne et sans fin qui dit : j'aime.
Lui, l'incommensurable, il n'a point de compas ;
Il ne se venge pas, il ne pardonne pas ;
Son baiser éternel ignore la morsure ;
Et quand on dit : justice, on suppose mesure.
Il n'est point juste ; il est. Qui n'est que juste est peu.
La justice, c'est vous, humanité ; mais Dieu Est la bonté.
Dieu, branche où tout oiseau se pose !
Dieu, c'est la flamme aimante au fond de toute chose.
Oh ! tous sont appelés et tous seront élus.
Père, il songe au méchant pour l'aimer un peu plus.
Vivants, Dieu, pénétrant en vous, chasse le vice.
L'infini qui dans l'homme entre, devient justice,
La justice n'étant que le rapport secret
De ce que l'homme fait à ce que Dieu ferait.
Bonté, c'est la lueur qui dore tous les faîtes ;
Et, pour parler toujours, hommes, comme vous faites,
Vous qui ne pouvez voir que la forme et le lieu,
Justice est le profil de la face de Dieu.
Vous voyez un côté, vous ne voyez pas l'autre.
Le bon, c'est le martyr ; le juste n'est qu'apôtre ;
Et votre infirmité, c'est que votre raison
De l'horizon humain conclut l'autre horizon.
Limités, vous prenez Dieu pour l'autre hémisphère.
Mais lui, l'être absolu, qu'est-ce qu'il pourrait faire
D'un rapport ? L'innombrable est-il fait pour chiffrer ?
Non, tout dans sa bonté calme vient s'engouffrer.
On ne sait où l'on vole, on ne sait où l'on tombe,
On nomme cela mort, néant, ténèbres, tombe,
Et, sage, fou, riant, pleurant, tremblant, moqueur,
On s'abîme éperdu dans cet immense coeur !
Dans cet azur sans fond la clémence étoilée
Elle-même s'efface, étant d'ombre mêlée !
L'être pardonné garde un souvenir secret,
Et n'ose aller trop haut ; le pardon semblerait
Reproche à la prière, et Dieu veut qu'elle approche ;
N'étant jamais tristesse, il n'est jamais reproche,
Enfants. Et maintenant, croyez si vous voulez !
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